Face à la fragmentation des régulations mondiales de l’intelligence artificielle, le Geneva AI Governance Institute (GAIGI) a développé le Geneva Bridge, un mécanisme technique volontaire qui vise à faciliter le commerce numérique international en rendant les cadres réglementaires compatibles entre eux.
Le problème est réel : avec six grandes économies qui développent des cadres de gouvernance de l’IA divergents, les coûts de mise en conformité pour les systèmes à haut risque peuvent atteindre 193 000 à 400 000 USD par juridiction. Pour les PME et les entreprises des pays en développement, ces coûts sont tout simplement prohibitifs.
Le Geneva Bridge ne cherche pas à harmoniser les règles — il les traduit. En cartographiant les équivalences fonctionnelles entre les exigences de différents cadres, il permet à une documentation de conformité préparée dans une juridiction d’être lue et évaluée dans d’autres. Chaque autorité nationale conserve sa pleine souveraineté.
Cinq principes fondateurs guident ce mécanisme : souveraineté totale, cartographie des équivalences, architecture graduée, respect de la diversité réglementaire, et ancrage dans l’Accord OTC de l’OMC (Article 6).
Le Geneva Bridge a été présenté devant 164 pays lors de la Conférence ministérielle MC14 de l’OMC à Yaoundé en mars 2026, avec des programmes pilotes prévus dans 3 à 5 pays entre 2026 et 2028.
En savoir plus : www.gaigi.org